Les pré-requis techniques et organisationnels à posséder pour intégrer de l’infrarouge dans ses produits

Les pré-requis techniques et organisationnels à posséder pour intégrer de l’infrarouge dans ses produits

Sep 09 . 3min read

Faire le choix d’intégrer une solution infrarouge dans une caméra nécessite plusieurs pré-requis, tant au niveau de la conception technique, que de l’organisation à mettre en place au niveau des équipes amenées à manipuler cette technologie.

En effet, lorsqu’on se lance dans le développement d’un nouveau produit dans lequel on souhaite intégrer de l’infrarouge, il est courant d’avoir déjà été confronté à d’autres technologies liées à l’imagerie, comme le visible ou le faible contraste. Ce n’est donc, en général, pas un terrain totalement inconnu.

Cependant, le visible ou le faible contraste sont des domaines qui ont leurs propres complexités et leurs propres règles, et qui ne permettent pas d’appréhender complètement les subtilités du détecteur infrarouge et, de fait, celles de la caméra élaborée autour.

Néanmois, il convient de ne pas être alarmiste car, globalement, les structures générales restent identiques : un détecteur avec une électronique de proximité et une électronique de calcul, le tout monté dans un boitier, sur lequel est adaptée une optique.

Alors, quels sont, en détails, les pré-requis techniques et organisationnels à posséder pour intégrer de l’infrarouge dans ses produits ?

Interview

 

La formation technique des équipes

En fait, l’équipe chargée de développer des produits intégrant une caméra infrarouges pourra être constituée des mêmes membres que celle qui a développé une caméra visible. En effet, les compétences techniques étant proches, ces équipes seront, dans la plupart des cas, capables de s’adapter. Cependant, elles devront tout de même intégrer quelques particularités.

En effet, d’un point de vue technique, les principales difficultés sont d’ordre électronique et thermique. Ces deux notions sont d’ailleurs extrêmement liées. La technologie infrarouge 8-14µm a pour but de détecter la chaleur. L’électronique doit, en plus, ne pas créer du bruit qui se répercute sur l’image (bruit blanc…) et qui risque de dégrader la qualité de cette dernière, et ne pas influencer de manière trop importante le capteur par des variations de température intempestives. Le but est de bien travailler, à la fois sur la qualité des éléments composant les sous-systèmes de la caméra, mais aussi sur des règles d’intégration évitant les trop grandes variations de température.

Pour bien comprendre quelles sont les conséquences, les règles basiques et les enjeux d’une bonne intégration, il est indispensable de pouvoir compter sur un fournisseur de détecteurs capable d’offrir un support détaillé. Cela constituera, pour vous et vous équipes techniques, un atout certain.

Les échanges entre ces deux visions différentes, celle du monde du détecteur et celle du monde du système, sont complémentaires et permettent d’arriver à une solution optimale.

Concernant la formation des équipes sur le comportement thermique du bolomètre notamment, il n’existe aucun cours théorique approfondi sur ce sujet spécifique.  Elle représente donc un challenge important pour lequel il convient de se reposer sur un fournisseur de capteurs thermiques qui sera en mesure de vous accompagner sur ce point précis.

 

Le matériel technique spécifique

Au-delà de l’aspect humain et des connaissances à acquérir, il est également indispensable de bien s’équiper si vous souhaitez mettre en place une solution technologiquement au point. Le matériel basique, parfois onéreux mais incontournable, est constitué de deux corps noirs (source de chaleur émettant la même énergie dans toutes les directions) et d’une enceinte climatique. Ces deux grandes familles de matériel vont permettre respectivement de prendre des images de référence devant ces sources parfaites et de simuler les conditions d’utilisation des détecteurs dans différents environnements en température. Les images de référence seront utilisées pour corriger, par software, l’image issue du détecteur.

Ainsi une partie de l’équipe de développement devra être dédiée à la préparation des corrections utilisant les corps noirs et à l’étude du comportement du détecteur pour définir les réglages  nécessaires à l’obtention de la performance souhaitée par le client final.

Dans cette étape, compter sur un support qualifié et disponible de la part de votre fournisseur de détecteurs est, une fois de plus, un atout de taille. Des études sur le comportement du détecteur sont en effet déroulées de manière générique et permettent de bien comprendre si ce que l’on obtient est en adéquation avec ce que le fournisseur a qualifié.

Ainsi, afin de proposer au plus vite votre solution sur le marché, il est clairement établi que si vous avez optimisé votre organisation et que vous avez sollicité et suivi les éléments de support de votre fournisseur de capteurs infrarouge, vous gagnerez 3 à 6 mois dans votre développement. Ce qui représente une donnée non négligeable d’un point de vue économique et concurrentiel.

De plus, en travaillant déjà dans le domaine du visible, vous disposez d’une solide base, à la fois en terme de compétences et d’équipements techniques, qui vous permettra d’optimiser et de faciliter vos développements.

Pour en savoir plus, découvrez l’interview d’Eric, customer support chez LYNRED. Confronté quotidiennement aux besoins et problématiques des clients qui utilisent de l’imagerie themique, ils nous explique pourquoi et comment cette technologie est devenue aujourd’hui incontournable dans bon nombres de domaines d’activités.

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